Le volet marin côtier aux îles du Salut

         

Voici un résumé des différents articles présents sur le journal de bord de l'expédition. Vous pouvez accéder à l'article en entier en cliquant sur l'image ou sur le titre, et commenter en bas de page.

Vous pouvez également retrouver le blog dans son intégralité en cliquant ici.

       

Départ pour la Guyane

L'expédition aux îles du Salut commence !Le vol est prévu pour ce lundi 22 septembre 2014, 10h à l'aéroport d'Orly sud. La semaine dernière nous nous sommes réunis au muséum pour partager le matériel qui n'est pas parti dans le conteneur (4 loupes binoculaires, 3 rouleaux de plastiques pour faire des pochettes à spécimen, des plaquettes de tubes pour les prélèvements de tissus, les médicaments, des filets de drague...). Tout est prêt ! Il reste à boucler nos bagages...

Mettre en valise, une tâche complexe  © Thierry Magniez - MNHN-PNI / expédition Guyane

 

La veille du départ

Un mail d'air France indique que le vol Paris-Cayenne est annulé. Après une journée a tenter de les contacter, un compromis est finalement trouvé : un vol le même jour avec une escale de 2h30 à la Martinique. Le lendemain, le vol est retardé de 2h30.

Attente pour l'embarquement à Orly sud © Thierry Magniez - MNHN-PNI / expédition Guyane

  

Air France bloque l'expédition

"Arrivés à Fort de France avec 3h de retard !" Il est 17h en Martinique quand notre avion en provenance de Paris Orly atterri. Le vol d'Air France pour Cayenne est déjà parti depuis 30 minutes. Nous sommes une soixantaine de passagers à être en rade à Fort-de-France. Nous venons de prendre un vol Air Caraïbes en remplacement d'un vol Air France annulé par la grève. Au comptoir d'Air France, on nous dit, le vol Air France en correspondance pour Cayenne ne pouvait pas attendre, Air France n'est pas responsable du retard du vol Air Caraïbes !!!!
Le jour se lève sur la Martinique © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane
  

Excursion dans le nord de la Martinique

Premier jour d'attente sur l'île de la Martinique, à 10h nous allons au comptoir d'Air France à l'aéroport pour obtenir l'actualité des vols. Une réunion à lieu, ce matin concernant l'éventualité d'affréter un vol spécial pour les passagers en attente pour la Guyane. A 14h, nous apprenons que ce vol n'aura pas lieu et nous obtenons nos billets d'embarquement pour jeudi 25 septembre.

Il faut maintenant patienter.

Forêt tropicale humide du Piton du Carbet © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane
 

Un petit tour dans la partie sud de l'île (Martinique)

Cette partie est fort différente, elle présente d'avantage de cultures (canne à sucre, banane). Sur la côte, on trouve des mangroves, des forêts sèches, des roches calcaires et des plages de sable blanc. Voici simplement une collection de quelques photographies afin de partager les paysages et les rencontres de cette journée.
Crabe Touloulou, Gecarcinus lateralis © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane
 

Dernières heures à Fort-de-France (Martinique)

En espérant le maintien du vol, les bagages sont bouclés de nouveau, avant une dernière excursion à Fort-de-France. Nous y trouvons une forte circulation, des habitations aux styles hétérogènes. Un petit marché au fruits semble calme, jusqu'à une altercation entre deux hommes qui semblent en désaccord. En début d'après midi, la navette viens nous chercher. Une heure et demi plus tard, embarquement et passage de la sécurité, le décollage se fait avec une heure de retard. Après deux heures de vol, l'arrivée à Cayenne se fait de nuit. Les bagages récupérés, direction Kourou, à une heure de route au nord.
Envol pour Cayenne © L.Charles - MNHN-PNI/ expédition Guyane
  

Se réveiller aux îles du Salut (enfin la Guyane)

6h, la lumière du jour se lève et entre dans la chambre de gardien de bagne. Dehors, des sons étranges éveillent la curiosité. Arrivé dans le noir, l'envie de découvrir la faune et les paysages enlève toute envie de se rendormir. À peine sortie de la chambre, beaucoup d'animaux qui peuplent l'île se laissent apercevoir.

Colibri © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

    

Visite scolaire

Une quarantaine d'élèves de troisième accompagnés d'un enseignant de SVT sont venus découvrir l'expédition et rencontrer les explorateurs. Ils arrivent à 9h par le catamaran qui fait la navette entre Kourou et les îles. Ils découvrent ce matin le programme "La planète revisitée", la station de plongée, ainsi que les techniques de collecte et les conditions de travail sous l'eau. Les enfants assistent ensuite au tamisage, puis le bateau des piègeurs accoste, ce qui leur permet de découvrir les captures de la nuit. Tous les membres de l'expédition sont assaillis de questions.

Arrivée des élèves © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

   

Conférence à l'université de Cayenne


L'équipe est partie pour le campus pour une conférence autour de l'expédition. Cette dernière permet de comprendre pourquoi les scientifiques sont venus, et ce qu'ils font. Pour finir, une présentation du suivi pédagogique et de la médiation autour des grandes expéditions du muséum est faite.
Discussions avant la conférence au campus de Cayenne © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

    

Collectes sur l'île Saint-Joseph

Une équipe de collecte de marée (qui récolte dans la zone de balancement des marées quand ces dernières sont basses) profite d'un bateau de plongeurs pour se rendre sur l'île Saint-Joseph. Équipée de petites boîtes, de pinces, de couteaux, elle longe le rivage par le chemin qui fait le tour de l'île. Le nez dans les rochers, les collecteurs cherchent entre les cailloux ou dans les infractuosités. Grâce à leur flair, ils dénichent de petits gastéropodes, des Assimineidae ...

Estran glissant balayé par les vagues © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

 

    

Une journée comme les autres

Les activitées sont les mêmes chaque jour. À 6h, le marin prépare les bateaux et vérifie le matériel, les récolteurs (plongeurs, piègeurs et collecteurs de marée) se lèvent a 7h pour commencer à 8h, tandis que l'équipe du laboratoire est prête pour 8h30-9h A 8h, le bateau des plongeurs part vers un point GPS programmé la veille. Ces derniers descendent avec la suceuse pour aspirer des sédiments, ou chasse à vue ou en brossant des rochers. Ces collectes sont difficiles en raison de la visibilité qui varie entre 10 et 80cm à 6m de profondeur. Ces plongées durent environ une heure, puis les récoltent sont transportées au labo.

Le carnet de notes de Dominique © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

    

Au programme ce mercredi

A 6h30, tour de l'île. Les capucins circulent déjà dans les ruines du bagne, mais il ne fait pas encore assez chaud pour les iguanes. Le caïman, lui, n'a pas bougé d'un centimètre depuis hier. Après le petit déjeuner de 7h15, il faut préparer le bateau, pour partir à 8h30 vers le lieu de plongée : la passe entre la Royale et l'île du Diable.
Capucin brun qui saute entre les murs du bagne © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane
  

La remontée du fleuve Kourou

Il est temps d'explorer de nouveaux horizons. Sur les îles du Salut, on peut trouver différents milieux terrestres, qui présentent des type de substrats, des conditions de salinité, des expositions au soleil différents, ce qui joue surement sur la variation de peuplement. Il y a aussi les milieux sous le niveaux de l'eau, les plongeurs ont donc beaucoup à faire. Direction l'estuaire du Kourou, ou une remontée du fleuve est prévue afin de draguer des bancs de sable.

Dégrad Saramaka sur le fleuve Kourou © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

 

Le Petit Connétable et Le Grand Connétable

La réserve du Grand Connétable est une réserve naturelle nationale de 7850 ha avec deux rochers qui dépassent de la surface à 15 km de la côte au sud-est de Cayenne. Elle permet de protéger d'importantes populations d'oiseaux. Entre ces deux îles, les eaux sont interdites à la pêche, ce qui permet de protéger également d'autre espèces comme la Tortue verte et le Mérou géant.

Île du Grand Connétable © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

   

À la découverte de quelques spécimens

Durant toute l'expédition, certains spécimens capturés sont photographiés. On ne photographie pas tous les spécimens mais on essaie d'avoir une photographie de chaque espèce collectée. C'est une façon de conserver les couleurs, les formes des tâches du manteau, de la coquille ou de la carapace car les spécimens une fois conservés dans l'alcool perdent leurs couleurs. Cette photographie restera dans la base de données qui accompagne les spécimens quand ils sont mis en collection.

Goniopsis cruentata © Thierry Magniez - MNHN-PNI/ expédition Guyane

 

 

 

Last modified: Monday, 10 December 2018, 4:33 PM