Présentation des journaux de bord 

 

 

La Planète Revisitée en Guyane : une «grande expédition» dans une collectivité d'outre-mer

Après "Santo 2006” au Vanuatu, le Mozambique et Madagascar (2009-2010), puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée (2012-2014), la Guyane sera la première collectivité d'outre-mer qui accueillera «La Planète Revisitée», grand programme de découverte de nouvelles espèces mené conjointement par le Muséum national d'Histoire naturelle et Pro-Natura International. De juillet 2014 à mars 2015, les explorateurs se succèderont sur le terrain pour trois mois d'explorations terrestres et marines impliquant de nombreux partenaires guyanais, nationaux et internationaux.

Au cours de ces 20 dernières années, les chercheurs ont pris conscience de l'immensité de la biodiversité. Il reste aujourd'hui sans doute entre 5 et 10 millions d'espèces à découvrir, dont beaucoup sont en voie d'extinction. Le quart, voire la moitié des espèces, pourrait disparaître d'ici le milieu ou la fin du siècle. Accélérer l'exploration et la description des espèces : « La Planète Revisitée » est un grand programme d'exploration de la nature, dont l'objectif est précisément d'acquérir de nouvelles connaissances dans les régions du globe les plus riches en biodiversité mais jusqu'ici insuffisamment inventoriées.
«La Planète Revisitée» a choisi de consacrer ses recherches à la biodiversité «négligée» (invertébrés marins et terrestres, plantes, champignons), qui représente environ 95 % de la biodiversité et qui joue un rôle fondamental dans l'équilibre des écosystèmes.

En tenant compte des acquis sur le patrimoine naturel, déjà importants en Guyane, ce projet veut combler certaines lacunes en ciblant des groupes d'organismes et des sites pour lesquels les données font défaut. Nous faisons appel à nos réseaux de scientifiques professionnels et amateurs pour garantir un traitement complet des jeux de données et des spécimens. Nous mobilisons nos ressources et contacts pour restituer au territoire tout en communiquant en Guyane et, plus largement, au niveau national. La nature guyanaise doit aussi faire parler d'elle en-dehors d'actualités dramatiques comme celles liées à l'orpaillage illégal.

L'objectif principal est de fournir à un grand nombre de chercheurs un accès à des zones où les prélèvements de faune et de flore sont compliqués et pour lesquels il est nécessaire de mutualiser les moyens logistiques et d'apporter les techniques de prélèvements qui ont fait leurs preuves lors des expéditions menées par les collaborateurs, et notamment celles de « La Planète Revisitée ».

 

L'expédition est déclinée en deux modules

  • un module marin, comprenant lui-même un volet hauturier, pour l'échantillonnage du benthos du plateau continental (30 à 800 mètres de profondeur), qui s'est déroulé sur le navire océanographique vénézuélien Hermano Gines du 21 juillet au 11 août 2014 ; et un volet côtier, pour l'échantillonnage du benthos dans la frange littorale de 0 à 20 mètres, qui s'est déroulé aux Iles du Salut du 22 septembre au 7 octobre 2014 ;

  • un module terrestre, pour l'échantillonnage de la flore et de la faune terrestre et d'eau douce, qui aura lieu en mars 2015.

  

© Thierry Magniez - MNHN

Journal de bord de l'expédition terrestre dans le massif du Mitaraka

Cette expédition débutera le 14 janvier et se terminera le 27 mars.
Le choix du « Grand Sud guyanais », dans la région des Tumuc-Humac a été réalisé en concertation et avec les éléments fournis par des scientifiques travaillant en Guyane dans le cadre du CEBA, le Centre d'Étude de la Biodiversité Amazonienne, qui regroupe la plupart des laboratoires de recherche français travaillant en Guyane (projet structurant « DIADEMA »).

© Thierry Magniez - MNHN

Journal de bord de l'expédition côtière aux Îles du Salut

Ce journal de bord vous donne un aperçu des 15 jours d'expédition aux Îles du Salut : vie quotidienne des explorateurs, les environnements, les rencontres, les méthodes de collecte, le tri, la vie au laboratoire...
Ce volet côtier, basé à terre, cible les communautés et écosystèmes dans la tranche 0-50 mètres. Les côtes rocheuses ne représentent que 8% du littoral guyanais. Étant les plus diversifiées en faciès et les plus riches en biodiversité, les Îles du Salut étaient le meilleur lieu pour installer le laboratoire de l'expédition. Une équipe est allée inventorier la réserve naturelle du Grand Connétable en embarquant de Cayenne pour la journée. Sur la côte, les différents environnements littoraux ont été explorés. Il est possible de commenter les articles du journal de bord à la fin de chaque article.

© Thierry Magniez - MNHN

Journal de bord de l'expédition hauturière

Ce journal de bord, rédigé par un professeur de SVT embarqué vise à décrire les ambiances, les techniques et la vie à bord. Durant deux navigations, une équipe de 8 chercheurs a embarqué sur le navire océanographique vénézuélien Hermano Gines afin d'explorer les fonds marins jusqu'à 800 mètres de profondeur à l'aide d'engins trainants comme la drague dite «Warén» ou le chalut à perche. Le plateau continental de Guyane est encore pratiquement terra incognita. L'expédition permettra de compléter un état de référence de la biodiversité marine en Guyane, et notamment d'avoir des éléments plus probants à considérer lors des études d'impact sur la biodiversité marine.Il est possible de commenter les articles du journal de bord à la fin de chaque article.

    

Les expéditions La Planète Revisitée, en Guyane comme ailleurs, sont respectueuses des textes réglementaires nationaux et internationaux, notamment ceux découlant de la Convention sur la Diversité Biologique.

La campagne de Guyane 2014-2015 est co-organisée par le Muséum national d'Histoire naturelle, Pro-Natura International, et financée par l'Europe via le Fonds Européen de Développement Économique et Régional (FEDER), le Fonds Shell, le Conseil Régional de la Guyane, la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Guyane, le Conseil Général de la Guyane, le Ministère de l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, avec l'appui du Centre National des Études Spatiales (CNES), de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), du Parc Amazonien de Guyane (PAG) et des Forces Armées (9ème Régiment d'Infanterie de Marine - RIMa).

 
 

Last modified: Monday, 21 January 2019, 10:14 AM