Premier bilan de terrain

 

 

La vidéoconférence de restitution

Sur le bilan de l'expédition après la phase de terrain : regardez la vidéoconférence de restitution par les chercheurs, filmée en février 2013.

 

 

La composante terrestre

     Où ? Les forêts de montagne du Mont Wilhelm

Objectifs : Obtenir de nouvelles données sur la distribution des espèces végétales et animales dans les forêts de montagne du Mont Wilhelm, selon l’altitude, depuis le niveau de la mer jusqu’à la limite des formations arborées.

 

Figure 1 : l’abondance végétale de la forêt tropicale en Papouasie  © MNHN / T. Magniez

 

Au cours de cette expédition, les scientifiques ont pu mesurer pour la première fois, de façon précise et simultanée, la diversité et la répartition d’un grand nombre d’organismes en fonction de l’altitude. Le Mont Wilhelm (4 509 m), une des rares montagnes tropicales atteignant cette altitude en-dehors des Andes, conserve une forêt ininterrompue jusque vers 3 700 m. Quatre grandes étapes furent nécessaires pour mener à bien cet inventaire : la mise en place des sites d’études par des botanistes locaux, une session de formation à l’utilisation des techniques de piégeage, la collecte sur le terrain et le début du tri des spécimens (complété par des piégeages similaires dans une forêt de plaine).

 

La composante marine

     Où ? Le lagon de Madang et la mer de Bismarck

Objectifs : documenter par une panoplie de méthodes complémentaires - qualitatives et quantitatives - la composition spécifique d’écosystèmes marins parmi les plus riches de la planète, depuis la côte jusqu’au large à 1200 mètres de profondeur. Des récifs artificiels ont été mouillés pendant l’expédition et seront relevés en décembre 2013.

 

Figure 2 : l’équipe plongée effectue une séance de collecte d’échantillons par « brossage »  © MNHN / T. Magniez

 

Les résultats de la partie marine de l’expédition sont à la fois excellents... et un peu inquiétants. D’un côté, les scientifiques rentrent avec une multitude d’échantillons (dont certains contiennent sans aucun doute de nombreuses nouvelles espèces), une collection exceptionnelle de photos d’animaux vivants, et une non moins phénoménale collection de tissus pour le séquençage. Mais d’un autre côté, les scientifiques ont également fait le constat que même la mer de Bismarck au coeur de la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’est plus un paradis à l’écart du monde.

   

Pour obtenir plus d’informations et découvrir quelques chiffres sur la biodiversité de Papouasie-Nouvelle-Guinée : télécharger ce document pdf

 

 

Last modified: Monday, 21 January 2019, 4:33 PM