Présentation de la Planète revisitée

en Papouasie-Nouvelle-Guinée

 

Thierry Magniez

Correspondant pédagogique pour les grandes expéditions naturalistes,

Direction de l’enseignement, MNHN

 

Six ans après « Santo 2006 » au Vanuatu et deux ans après le Mozambique et Madagascar, les scientifiques ont exploré la Papouasie-Nouvelle-Guinée pendant 3 mois, d’octobre à décembre 2012.

 
La Planète Revisitée, un grand programme d’expéditions naturalistes

 

carte expeditions

Figure 1 : Carte des expéditions de La Planète Revisitée  © MNHN

 

Disparition des habitats, surexploitation, pollution, changements climatiques… les causes de la disparition des espèces sont nombreuses et l’ampleur de la crise de la biodiversité est désormais avérée. Les écosystèmes les plus riches sont aussi les plus mal connus. Depuis 2006, le Muséum national d’Histoire naturelle et Pro-Natura International ont uni leurs compétences et leurs expertises respectives au service d’un grand programme d’expéditions naturalistes baptisé « La Planète Revisitée ». L’objectif de cette initiative est d’explorer les principaux points chauds de la biodiversité (hotspots) de la planète, y dresser un inventaire des espèces animales et végétales inconnues, tant terrestres que marines, et établir un état de référence qui puisse être revisité dans les années à venir.

 

Philippe Bouchet et Olvier Pascal, chefs de mission du programme La Planète Revisitée vous expliquent pourquoi ils ont organisé une expédition en Papouasie-Nouvelle-Guinée :

  

La Papouasie-Nouvelle-Guinée, étourdissante tour de Babel

   

© Thierry Magniez - MNHN © Thierry Magniez - MNHN © Thierry Magniez - MNHN

           

Étourdissante tour de Babel linguistique, zoologique et botanique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée constitue un environnement exceptionnellement riche en espèces et encore peu connu. De la mer de Bismarck aux contreforts du Mont Wilhelm, l’expédition Papouasie-Nouvelle-Guinée 2012-2013 a amené sur le terrain près de 200 chercheurs, étudiants et bénévoles.

      

La composante terrestre : octobre – novembre 2012

     

© Maurice Leponce - Royal Belgian Institute of Natural Sciences © Maurice Leponce - Royal Belgian Institute of Natural Sciences

       

La partie terrestre a réuni 84 participants de 7 nationalités, dont 63 chercheurs, techniciens et assistants locaux. Cette composante de l’expédition a permis d’obtenir de nouvelles données sur la distribution des espèces végétales et animales dans les forêts de montagne du Mont Wilhelm, depuis le niveau de la mer jusqu’à la limite des formations arborées vers 4000 mètres.
   

La composante marine : octobre – décembre 2012

 

© Thierry Magniez - MNHN © Thierry Magniez - MNHN

        

La partie marine était composée de 139 participants de 18 nationalités, comprenant chercheurs, techniciens, stagiaires, étudiants et bénévoles, pêcheurs professionnels et artistes naturalistes. La composante marine avait pour but de documenter, par diverses méthodes qualitatives et quantitatives, la composition spécifique des écosystèmes marins, depuis la côte jusqu' à 1200 mètres de profondeur. Des récifs artificiels ont été mouillés pendant l'expédition et seront relevés en décembre 2013.

      

        

Line Le Gall, spécialiste des algues et responsable du groupe des plongeurs, présente l’expédition Papouasie-Nouvelle-Guinée 2012-2013 à l’occasion d’une formation d’enseignants en octobre 2012.

        

    

Le projet Papouasie-Nouvelle-Guinée 2012-2013 est co-organisé par le Muséum national d’Histoire naturelle, Pro-Natura International et l’Institut de Recherche pour le Développement, en partenariat avec l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Binatang Research Center et l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique et financé par la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Fondation Total, la Fondation Stavros Niarchos, la Fondation d’entreprise EDF, la société Entrepose Contracting, le Fonds Pacifique et le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

 

 

 

Last modified: Monday, 21 January 2019, 4:30 PM