Enjeux éthiques de la biodiversité : le regard d’une philosophe

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Paysage
Paysage © S. Pons

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Résumé : 

De l'histoire des relations homme-nature au cours du XXème siècle se dégage un changement d'attitudes et de représentations. De la protection de la nature à la gestion des services écosystémiques, en passant par la conservation de la biodiversité, l'homme prend conscience de son rapport particulier à la nature. La récente approche économique de la biodiversité a provoqué une « commodification » de la nature : les écosystèmes sont aujourd'hui transformés en marchandises de valeur quantifiable et échangeable. Cette vision économique, souvent utilitariste, de la nature, interroge sur la place laissée à d'autres approches, notamment celle fondée sur des valeurs morales.


Le texte ci dessous est tiré d'une conférence de Virginie Maris (Chargée de recherche, CNRS)
Propos retranscrits et adaptés par Sophie Pons (Professeure, MNHN)
Relecture : Elisabeth Mouilleau et Bruno Chanet (Enseignants, MNHN)

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Plan 

Regard de philosophe sur l'histoire
Analyse de l’approche économique de la biodiversité
Critique de l’argument pragmatique utilisé pour justifier l'approche économique de la biodiversité
Pour aller plus loin

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Regard de philosophe sur l'histoire

Le temps de la protection de la nature

Cette période débute au XXème siècle et notamment en 1923 avec le premier congrès international sur la protection de nature, qui réunit à Paris des artistes, des naturalistes, des médecins et des diplomates. L’année 1948 marque la fondation de l’IUPN (Union Internationale pour la Protection de la Nature) qui sera rebaptisé IUCN en 1956 pour ajouter la mention de conservation. Cette modification montre d’ailleurs que son président est alors plus sensible aux enjeux liés aux ressources naturelles, notamment pour les pays du sud, qu’à une « simple » conservation de la nature. Le WWF est fondé en 1961. La loi française sur la protection de la nature date de 1976. Puis en 1982 parait la charte mondiale de la nature (résolution de l'ONU adoptée par 111 états).

C’est bien le terme de « nature » qui est employé durant toute cette période. On entend par là une nature vierge, avec une forte connotation spirituelle, c’est presque une nature fantasmée où l’homme reste un élément extérieur cherchant à la conserver dans son état « sauvage ». On commence aussi à envisager une Nature plus anthropisée où les activités humaines sont présentes (pâturage, ...) et où l’on prend en compte les espèces (convention baleinière internationale datant de 1946 par exemple) et les habitats (comme les zones humides avec la convention Ramsar
). Les valeurs principales qui se dégagent de cette période sont des valeurs anthropocentrées de non-consommation (détente, activités, loisirs, ...), des valeurs biocentriques (toute forme de vie est unique et contient une valeur qui lui est propre, idée poussée à l’extrême par le philosophe Taylor) et des valeurs écocentriques (on évoque l’Homme comme faisant partie de la nature : l’être humain ne peut pas s’arroger le droit de considérer l’ensemble du vivant comme étant à sa disposition et devrait donc s’abstenir d’éliminer certaines espèces).
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Respect for Nature
Première page de couverture du livre « Respect for Nature » de P. W. Taylor.
Dans L'Ethique du respect de la nature (1986), Paul W. Taylor se fait le défenseur d'un biocentrisme égalitariste, tablant sur une égale considération des hommes, des animaux et des plantes. Taylor propose que chaque être vivant a sa propre direction (son propre ‘télos’) : chaque être est donc « excellent » et il n’y a pas de raison de hiérarchiser ou de donner à l’Homme une valeur différente. Cette position lui a été reprochée : de cette absence d’échelle de valeurs découlent des situations « sans humanité »... Ainsi si on considère un homme atteint d’une maladie bactérienne, doit-on utiliser des antibiotiques qui risqueraient de privilégier un être (l’homme) au détriment de l’autre (la bactérie) ? D’une manière générale la question de l’égalitarisme se pose : elle est difficile à concevoir pour l’être humain.
Aldo Leopold
Aldo Léopold image du domaine public - United States Department of Agriculture
Aldo Léopold, un forestier, a énoncé de nombreuses idées reprises par les écocentristes, qu’on pourrait tenter de résumer ainsi : l’homme doit accepter sa parenté avec les autres êtres vivants et son interdépendance vis-à-vis d’eux. L’écocentrisme a certainement présidé à l’émergence du terme de biodiversité dans les années 90.

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La conservation de la biodiversité

Une première mutation de la conception traditionnelle de la protection de la nature s'opère au milieu des années 80, alors qu'un véritable champ scientifique s'organise autour du problème de l'érosion de la diversité biologique : c’est la naissance de la biologie de la conservation. Ainsi la Society for Conservation Biology est créée en 1985 (organisation internationale dédiée à la promotion des études scientifiques pour la conservation de la diversité biologique). En 1988, Wilson rédige un ouvrage fondateur intitulé « Biodiversity ». Son texte sera d’ailleurs un élément clé dans la rédaction de la Convention Internationale sur la Biodiversité (CDB) en 1992. En 2004, la France met en place sa stratégie nationale pour la biodiversité et se donne pour objectif de « stopper la perte de biodiversité d’ici 2010 » (stratégie revue actuellement en 2011).

La biodiversité est dès lors perçue de trois manières : comme une propriété (génétique, spécifique, écosystémique, fonctionnelle), comme un processus, et comme une entité (à travers les termes nature, biosphère, communautés biotiques, ...). La transition de la notion de nature à celle de biodiversité est globalement marquée par un gommage partiel des anciennes frontières : sauvage/artificiel, nature/culture. La notion de biodiversité intègre des « nouveautés » comme les paysages anthropisés et les différences culturelles. Du texte de la Convention sur la Diversité Biologique (1992) se dégagent des valeurs essentiellement intrinsèques (écocentriques) et antropocentriques (de consommation mais aussi de non-consommation). La valeur biocentrique est complètement abandonnée. Cette période est marquée par une forte scientifisation du sujet : la nature était auparavant affaire de passionnés ou d’élites variées, il n’y avait pas de « science de la protection de la nature ». Désormais on constate un très fort intérêt des scientifiques pour les enjeux de la biodiversité.

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Aujourd’hui, la gestion des services écosystémiques

Le terme de « services écosystémiques » apparaît en 1970 mais c’est dans le cadre du Millenium Ecosystem Assessment (MEA) en 2001-2005 que cette notion prend toute son ampleur. On entend par « services écosystémiques » : les services rendus par les écosystèmes aux communautés humaines. Le MEA est une étude scientifique internationale qui a pour but de faire un état des lieux des écosystèmes. Dans le MEA, quatre types de fonctions sont proposés pour caractériser ces services écosystémiques :
Platon Platon (détail de L'Ecole d'Athènes, par Raphaël). Dès le IVème siècle avant JC, Platon évoque dans le Critias les phénomènes d’érosion de sols. - image du domaine public
  • support (production primaire, formation des sols) : c’est le « terreau » sur lequel tous les autres services sont bâtis ;
  • approvisionnement : ressources (eau, ...), services physiques (prélèvement de bois, sylviculture, extraction minière, ...) ;
  • régulation : elle cible les services « invisibles » comme les cycles (de l’eau, du carbone, ...) ou les dimensions environnementales larges comme les climats, les pollutions, les maladies, ...
  • culture : elle rassemble les bénéfices que les êtres humains en tirent sans qu’il y ait nécessairement une matérialité ou un prélèvement (il s’agit donc de services d’ordre récréatif, esthétique, scientifique et éducatif, spirituel, ...)
Les valeurs en jeu désormais sont anthropocentriques. Le biocentrisme mais aussi l’écocentrisme sont définitivement abandonnés. On assiste à une instrumentalisation de la nature : l’homme ne peut considérer la nature que par son intérêt pour l'être humain, mais il doit par contre être conscient des enjeux de développement liés à la préservation des écosystèmes, afin de transmettre aux générations futures une nature toujours utile. Les scientifiques se positionnent également dans ce registre. Ils étaient défenseurs de la biodiversité et peu entendus... Ils voient ici une option nouvelle qui permettrait peut être une meilleure mobilisation de la société et des pouvoirs publics. C’est aussi une belle opportunité en terme de financement car beaucoup d’entreprises privées s’intéressent de près aux services écosystémiques. D’une manière générale c’est un véritable effet de mode, qui donne un relief particulier à tout projet, dès lors que les termes de « services écosystémiques » sont cités...
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Date Événements internationaux Événements locaux Précisions - remarques
Le temps de la protection de la nature
1923 Premier congrès international sur la protection de la nature à Paris Il réunit des professionnels très variés (artistes, naturalistes, médecins, diplomates, ...)
1948 Fondation de l'IUPN (Union Internationale pour la Protection de la Nature)
1956 IUPN rebaptisée IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) Le "C" permet de mettre en avant la conservation (et remplace le terme de protection)
1961 Fondation du WWF Le WWF se définit comme une organisation mondiale indépendante de protection de la nature. Son fonctionnement repose sur des dons.
1976 Loi française sur la protection de la nature
1982 Charte mondiale de la nature Il s'agit d'une résolution de l'ONU votée par 111 voix pour, 18 abstentions et 1 voix contre
Le temps de la conservation de la biodiversité
1985 Fondation de la « Society for Conservation Biology » Organisation internationale dédiée à la promotion des études scientifiques pour la conservation de la diversité biologique
1988 Parution d'un ouvrage fondateur : « Biodiversity » de Wilson
1992 Fondation de la Convention Internationale sur la Biodiversité (CDB)
2004 Mise en place de la stratégie nationale pour la biodiversité en France (revue en 2011)
Le temps de la gestion des services écosystémiques 
2001-2005 Millenium Ecosystem Assessment (MEA) Etude scientifique internationale visant à produire un état des lieux des écosystèmes
L'évaluation économique des services écosystémiques 
2009 et suivantes  En France parution d'un rapport du conseil d'analyse stratégique (méthodes d'évaluation économique)
Etude commandée par la commission européenne au banquier indien P. Sukhdev Essai de chiffrage financier de la non action vis à vis de l'érosion de la biodiversité
Développement d'outils de paiement et de compensation
2009 Charte de Syracuse Texte signé par le G8 



Rappels des principales dates dans l'histoire des rapports « homme-nature » aux XXème et XXIème siècles :



Analyse de l’approche économique de la biodiversité

L’évaluation économique des services écosystémiques

On assiste à l’avènement d’un quatrième temps, suite logique de la séquence précédente. Il faut désormais procéder à l’évaluation économique de la valeur des écosystèmes et élaborer des outils de conservation fondés sur cette évaluation. En France, un rapport du Conseil d’Analyse Stratégique dirigé par Bernard Chevassus-au-Louis fait le point en 2009 sur les méthodes d’évaluation économiques de la biodiversité et des services écosystémiques et cherche à produire des valeurs de référence, au moins pour les écosystèmes forestiers métropolitains. Ce rapport évalue la valeur financière à 30 000 euros l’hectare, ce qui se révèle assez faible vis-à-vis de la réalité foncière. A l’échelle internationale, la commission européenne a mandaté le banquier indien Pavan Sukhdev pour diriger une étude de grande envergure sur l’Economie des écosystèmes et de la biodiversité. Il chiffre la non-action vis-à-vis de l’érosion de la biodiversité et en arrive globalement à une évaluation assez proche de celle de Chevassus-au-Louis.


En parallèle de ces travaux sur l’évaluation économique, certains outils sont l’objet d’un vif engouement : les paiements pour services, les banques de compensation et la comptabilité verte. Le premier a pour but de rémunérer les bonnes pratiques d’acteurs publics ou privés afin d’encourager des comportements favorables à la conservation de la biodiversité. C’est par exemple le cas des différents mécanismes REDD (pour en savoir plus, lire ce document) pour la protection des forêts, au titre de leur capacité de stockage de carbone (portés par l’ONU et actuellement en phase d’expérimentation) qui proposent de compenser (par dédomagement) certains acteurs pour le manque à gagner lorsqu’ils s’abstiennent de déforester en milieu tropical. Les banques de compensation, elles, offrent aux porteurs de projets qui impliquent une destruction de milieux naturels, des actifs de nature à les motiver, afin qu’ils s’acquittent de leur obligation de compenser leur impact. C’est ce que proposera bientôt en France la CDC-Biodiversité, qui acquiert du foncier (par exemple un sol contaminé en plaine du Crau), met en place une restauration avec un sous-traitant, puis sécurise le site pour trente ans et engage sa bonne foi sur la pérennisation par la suite. La valeur financière du projet est alors évaluée et le projet revendu à des sociétés qui seraient à l’origine de dégradation de la même valeur. Enfin le troisième mécanisme, nommé comptabilité verte, propose d’intégrer le capital naturel dans la compatibilité nationale (ou locale) : ainsi quand on détruit un capital naturel, on devrait pouvoir l’intégrer en balance des bénéfices sociaux ou autres...

Le texte de la charte de Syracuse (signée par le G8 en 2009 - pour en savoir plus, lire ce document) montre des valeurs exclusivement anthropocentriques et économiques. On veut faire de la biodiversité non plus une contrainte mais une opportunité, créant ainsi l’intérêt des grosses entreprises. Le fait de justifier la protection de la nature exclusivement sur des arguments économiques, ou de fonder sa protection sur des outils directement empruntés aux logiques des marchés, représente une troisième mutation, qu’on peut qualifier de commodification de la nature : c'est-à-dire la transformation des écosystèmes en « marchandises ».

Les « commodités »

La notion de commodité est empruntée à Marx, qui décrit la façon dont le système capitaliste transforme les biens et les services en commodités, c’est-à-dire en objets de valeurs quantifiables et échangeables, généralement via des mécanismes de marché. La valeur intrinsèque ou la valeur d’usage de quelque chose ou de quelqu’un se voit alors éclipsée au bénéfice de sa valeur d’échange, autrement dit, de son prix. La transformation d’un bien ou d’un service en commodité implique trois pré-requis :
  • l’objet de l’échange doit être réductible : il doit être possible de le délimiter, et ici il faut pouvoir compartimenter certains éléments ou certaines fonctions des écosystèmes ;
  • il doit être appropriable : on doit être en mesure de déterminer qui est le propriétaire légitime d’un bien ou d’un service fourni par les écosystèmes, que ce propriétaire soit individuel ou collectif ;
  • il doit être substituable : la commodification se fondant sur l’attribution d’une valeur d’échange aux biens et aux services fournis par les écosystèmes, le postulat est donc la possibilité de substituer des biens ou des services de valeurs équivalentes.

Critique de l’argument pragmatique utilisé pour justifier l'approche économique de la biodiversité

La banquise La banquise, débâcle dans l’Arctique
image du domaine public - National Oceanic and Atmospheric Administration
La défense de ces évaluations et de ces mécanismes se fonde bien souvent sur un argument qui se qualifie de pragmatique et repose sur trois constats : le déclin de la biodiversité s’accélère (bien que l’alerte ait été donnée), l’argument économique est convaincant, il est de plus efficace. C’est donc par l’économie qu’il faut passer pour parvenir à inverser la tendance. Cet argument peut il réellement tenir ses promesses ?

Si l’écologie nous offre bien une certitude, c’est celle de la complexité des écosystèmes. Il semble impossible de chosifier les fonctions des écosystèmes ou leurs composantes, parce que celles-ci sont en constante interaction. Si l’on ne raisonne qu’en terme d’absorption de carbone et que l’on plante des forêts d’eucalyptus très productives en biomasse, on risque d’éroder les sols et de bouleverser le cycle de l’eau, par une captation trop massive de l’eau disponible. Cet exemple est trivial, mais donne une idée de la notion d’interaction entre les fonctions. Il est ainsi difficile de déterminer quelles seront les conséquences de la maximisation ou de la réduction d’une fonction sur les autres fonctions.

La question de l’appropriation d’un service écosystémique pose aussi problème à plusieurs niveaux. Le premier peut se résumer à la question « sommes-nous vraiment anthropocentristes ? » : les êtres humains peuvent-ils légitimement s’approprier l’ensemble des ressources et des fonctions des écosystèmes ? Et même si on accepte ce postulat, comment déterminer le propriétaire légitime d’un service écosystémique (à qui appartient la banquise ?).

Candide Illustration tirée de l'ouvrage « Candide ou l'optimisme » de Voltaire (chapitre 19).
Voltaire, écrivain et philosophe français du siècle des lumières, défendait des valeurs d'humanité, de justice et de liberté. Voltaire condamnait fermement l'esclavagisme. Dans ce chapitre, Candide, récemment arrivé au Surinam, rencontre un esclave amputé d'une main et d'un pied. Voltaire dénonce ici les mutilations subies par les esclaves et par là même les atteintes à la dignité humaine et à la liberté.
Par ailleurs beaucoup de services écosystémiques ne nécessitent aucun capital ni aucun travail pour être produits... Les frontières entre les notions de bien public, bien collectif et bien privé sont difficiles à fixer dans ce domaine. Dans les faits, ceux qui bénéficieront le plus des échanges seront soit les particuliers déjà titulaires de droits de propriété bien définis, donc les plus privilégiés, soit des entités collectives suffisamment puissantes pour revendiquer un droit de propriété, généralement des corporations privées, soit encore les Etats. Jusqu’à présent, ce ne sont jamais les communautés locales, pour lesquelles la notion même de propriété privée est étrangère, qui bénéficient de ces mécanismes. Il faut également relever une disproportion entre les évaluations des services et les flux monétaires mondiaux. Enfin le risque de « chantage écologique » ne doit pas être oublié.

La commodification est, malgré toutes ses dérives, à l’origine d’un véritable mouvement sincère et honnête, producteur de réels effets bénéfiques pour la nature. Mais il y a un véritable péril symbolique à laisser partout s’insinuer l’idée que toutes les valeurs sont mesurables et échangeables. De même qu’en chiffrant l’intérêt économique que l’on retire de ses relations avec ses amis, on risque fort de dissoudre la notion même d’amitié, ici la réduction de la nature à un simple pourvoyeur de biens et de services monnayables risque de précipiter la dégradation de la nature et du rapport homme/nature. Un parallèle intéressant, par son symbolisme, peut être tenté : en acceptant de combattre l’esclavagisme au nom des enjeux moraux, les êtres humains ont progressé dans la reconnaissance de la dignité humaine, un acquis qui perdure encore et que nous devons à cette lutte.

Pourtant les anti-esclavagistes auraient pu refuser le débat moral pour lui préférer des arguments économiques, en montrant l’intérêt financier d’avoir des salariés et non des propriétés, des clients et non des esclaves... D’une part cela n’aurait pas été moral, mais en plus cela n’aurait pas eu le statut d’un acquis durable et aurait donc pu être remis en question plus tard. En faisant dans ce domaine le choix de valeurs morales, l’homme a véritablement réalisé un progrès moral et social. Si le parallèle, certes osé, peut être proposé aujourd’hui pour la biodiversité, c’est parce que l’homme préfère actuellement sa monétarisation au détriment d’une réflexion morale.




Pour aller plus loin

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Last modified: Saturday, 29 September 2018, 1:32 PM