De l'importance des collections naturalistes :

l'exemple de la zoothèque du MNHN


L'article suivant s'articule autour de 3 interviews données par Michel Tranier, ancien directeur des collections du Muséum de Paris (1999-2004) et professeur de Mammologie au MNHN, le 17 novembre 2011.



L'enrichissement des collections du MNHN

Les collections de biodiversité du Muséum de Paris sont le fruit d'un effort de collecte qui s'est étendu sur plusieurs
siècles.
Actuellement, des centaines de spécimens entrent encore à la zoothèque chaque mois.

Xénarthre
Tatou (Tatusia tatouay)
Les Xénarthres, ou Edentés, sont des mammifères exclusivement américains

Copyright : © L. Bessol, MNHN
Oiseaux naturalisés
Collections d'oiseaux
dans des compactus de la zoothèque souterraine du Jardin des Plantes de Paris

©Service audiovisuel/MNHN


Quels sont les modes d'acquisition actuels d'échantillons de biodiversité actuellement enregistrés à la zoothèque du Muséum de Paris ? C'est ce que nous propose de découvrir Michel Tranier dans la séquence suivante :


Flash player required




La conservation délicate des spécimens naturalisés

Singes naturalisés © MNHN - Service audiovisuel
Des millions de spécimens naturalisés au Muséum sont conservés au sein d'une grande zoothèque souterraine,
construite entre 1975 et 1982 sous le parvis de la Grande Galerie de l’Évolution.

A l'intérieur de cette zoothèque, les conditions physico-chimiques répondent à des exigences particulières visant à assurer la meilleure conservation possible des spécimens :
- l'hygrométrie doit rester inférieure à 65% pour éviter le développement de moisissures et supérieure à 50% pour éviter que les peaux se dessèchent et craquent.
- la température est maintenue constante à 15°C pour éviter le développement de larves d'insectes.
- la luminosité est de type néon et inactinique (c'est-à-dire sans irradiation d'UV).
- l'utilisation de pesticides ou autre produit chimique est inutile.

Malgré ces conditions de conservation optimales et toujours respectées, certains animaux aquatiques, par exemple, restent difficiles à conserver à cause de leurs caractéristiques physiologiques, comme nous l'explique Michel Tranier dans la séquence suivante :


Flash player required





Des collections naturalistes utiles à la recherche scientifique actuelle

Les spécimens d'histoire naturelle accumulés pendant des siècles et conservés au Muséum de Paris sont-ils et seront-ils encore utiles aux chercheurs du XXIème siècle ? Pour le savoir, Michel Tranier vous propose de le suivre à la rencontre de plusieurs spécimens qui ont récemment été utiles à des scientifiques pour répondre à leurs problématiques de recherche :


Flash player required






Modifié le: mercredi 4 février 2015, 12:59